
Pour changer le monde : commencer par soi
Quel est mon chemin en cette vie ?
Qu’est-ce que je veux pour moi ?
Quelles sont les bonnes questions pour moi ?
"Réfléchis souvent à l’enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont pourrait-on dire entrelacées les unes aux autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l’entraîne et de l’unité de la matière" écrit Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38). Il semble que l’empereur philosophe avait déjà saisi de manière plus conceptuelle que physique ce que Einstein démontrera bien plus tard : "Toutes forces, tout mouvement, toutes dimensions, toutes caractéristiques matérielles sont relatives et participent à une unité : l’univers
Un cheminement pratique
Ne me demandez pas ce que vous avez, je n’en sais rien.
Une tradition dit que si l’homme qui est à côté de vous tombe touché par une flèche, il convient de s’occuper de lui avant de chercher le tireur. A la fin de 19ème siècle lorsqu’Andrew Taylor Still développe la pratique de l’ostéopathie, il met en place une médecine qui correspond aux besoins et au contexte de l’ouest américain. Sa pratique est bien généraliste et tend à prendre en charge et le "blessé" et la recherche du "tireur". Notre médecine actuelle a à sa disposition des outils performants, efficaces et selon moi la pratique ostéopathique, pratique manuelle, dans le contexte de notre société occidentale, à pour objectif la "recherche du tireur".
Je vous propose dans cette série d’article mon cheminement dans ma pratique quotidienne.
Première partie
Dans un premier temps nous apprendrons à mettre en place un Etat Interne d’Ouverture (EIO) [1]
Cet exercice est une base pour cette approche. Les deux principes que nous envisagerons ensuite en découlent : ne rien vouloir ni attendre, ce sera l’objet du deuxième chapitre. Le chapitre suivant postule logiquement que ne rien attendre permet de tout recevoir et conduit à un nouvel exercice, première approche d’une palpation thérapeutique. La conclusion de cette première partie est la présentation succincte de ce qui oriente un traitement : quelle est l’idée, le concept sous-jacent qui sert de guide.
Ceci envisagé je pourrai dire et écrire ceci, voire le reprendre comme titre de cette chronique : Ne me demandez pas ce que vous avez, je n’en sais rien .