Le fond ou la figure ?
Nous avons évoqué dans les deux derniers articles une difficulté à considérer librement le tout en même temps que le choix de l’outil thérapeutique qui dépend de compétences individuelles associées à un parcours de vie qui est propre au thérapeute. Il convient ici d’évoquer l’effet fond-figure qui peut être illustré par ce dessin et d’autres visibles avec les liens ci après. Notons que le tout entre dans la catégorie des illusions d’optiques (voir ces exemples En fait il convient de se donner la liberté d’aller du tout aux parties et réciproquement dans un aller-retour permanent et libre de préjugés. Pas si facile, car je me souviens ici d’une expérience de psychologie qui montre clairement que lorsque l’on a une idée en tête il devient difficile d’en changer rapidement même devant l’évidence de son erreur, qu’elle soit partielle ou totale [1]
Le détail est ce qui permet une argumentation, pour le médecin un cheminement qui permet une décision de prescription, pour certaines approches manuelles le choix d’une technique. Un risque en ostéopathie est de se focaliser sur la figure, le fait saillant, et d’oublier le fond, la réalité du patient. Se focaliser sur la figure conduit à des actes répétitifs car rarement la cause est approchée et les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour ces raisons, j’ai choisi de délaisser les manipulations structurelles, tout en leur reconnaissant des vertus, et de privilégier une approche volumique dans laquelle le corps est considéré comme une seule pièce, un élément unique et continu. Ce choix oriente perception, compréhension et action aidante autant que le patient le souhaite, consciemment ou inconsciemment. [2] Cela me conduit aussi à mettre en œuvre une action qui propose et aucune technique qui impose. [3]
Cela conduit au point suivant : Le choix d’une approche, en fonction des compétences acquises, confrontée à une demande et dans un contexte

