VdH le 19 mai 2010.
Bonjour.
Cher ami, je vous écris cette lettre pour tenter de répondre à votre première question : "En réalité, qu’est-ce que tu fais ?"
C’est une vraie bonne question, comme on dit. Et je serai tenté de dire que seul je ne fais rien mais que nous faisons ensemble. Ainsi sans toi, sans ta participation et ton acceptation durant la consultation moi je ne pourrai rien faire. Tu me diras alors "mais moi je ne fais rien". Erreur tu fais tout, je t’accompagne seulement et c’est justement la clef d’un possible succès à cette consultation ostéopathique.
Je vais tenter de t’expliquer ce qui se passe et puisque je ne suis guère scientifique dans ma démarche intellectuelle, je signifie par ces mots que mes dires sont vagabonds sautant d’une idée à une autre dans un entrecroisement gigantesque de perçus et d’imaginés, de créations mentales et de données sensorielles conscientes ou le plus souvent inconscientes, de lectures, de savoirs livresques variés, je risque de manquer de la rigueur qui peut définir le terme scientifique. Je ne suis donc pas scientifique, pas du tout. Est-ce important ici ? je ne le pense pas et je laisse à d’autres le soin de faire une relecture critique autant qu’enrichissante de ces propos sur la base de leur propre formatage universitaire et scientifique. Je ferai peut être plus tard des commentaires à ce propos.
Dans le temps, je souris en écrivant ceci qui m’oblige à considérer la réalité de mon age biologique, j’aurai par exemple commencé en te disant que je t’aide à faire bouger ceci ou modifier tel rythme tissulaire. Avec un peu de recul je pense que c’est une mauvaise façon d’aborder ce sujet. Je vais plutôt commencer par te dire un ou deux principes qui guident ce que je fais. Ah...Tu vois je dis quand même que je fais quelque chose et bien sur je ne suis pas une statue inerte, pas plus que toi. Je vais te dire ce que je perçois en t’observant, en t’écoutant en palpant ta structure. Ensuite seulement je tenterai de proposer une explication en la posant comme une simple hypothèse. Et tu sais combien les hypothèses sont fluctuantes évoluant ou disparaissant au fil du temps et de savoirs évolutifs. Tout bouge dans nos intellects, tout bouge pour autant que "nous" le voulions, pour autant que "je" le veuille, ce qui n’est pas le plus simple.
Dans ces derniers propos tu peux entrevoir pourquoi je t’ai écrit plus haut que mes dires sont vagabonds. Saisir conceptuellement la globalité est un acte écartelant et dispersant et par essence "anti scientifique". La tentation est grande en lisant le vivant de faire comme pour la lecture d’une encyclopédie : un mot en appelle un autre et on finit très loin de celui qui a incité à l’ouverture de celle-ci.
Je réfléchis à la façon dont je peux commencer cette description et reprend la plume demain pour poursuivre cette lettre
Prend soin de toi.
Bien amicalement.
JJ


